09 juin 2015

[Histoire] Un an plus tard ...... 2ieme Partie

Un an plus tard

 

  • Type d'histoire : Fiction
  • Environnement : Dying Light
  • Partie : 2/4

 

J’entends le vrombissement du moteur, un truc de fou. C’est fort, c’est grave, ça en a sous le capot. J’agrippe le levier de vitesses. Je passe la première, lance les tours et relâche la pédale d’embrayage.

De la fumée noire sort des pots d’échappement tandis que de la fumée blanche se forme sous les pneus surdimensionnés du véhicule. Me voilà parti, je dévale les rues à toute vitesse.

Quelques rares zeds font leur apparition dans la rue. Ils se jettent sur mon camion, mais rien ne m’arrête. On peut entendre les os se briser en mille morceaux. J’arrive à la dernière ligne droite.

C’est au fond après la barrière, les zeds sont de plus en plus nombreux. Mais je suis ravi de voir que mon Goliath ne ralentit pas du tout.Je défonce la barrière et arrive enfin sur le parking.

Malgré la quantité de morts, mon véhicule avance toujours de plus belle. Mais maintenant que je suis dans cette purée de mort, je me demande comment je vais faire pour sortir de mon camion, et où est l’entrée du magasin.

Je commence par faire un tour, puis deux, je ne remarque rien sur mon camion et pourtant, mon petit Goliath est en train de souffrir. Toute cette barbaque qu’il avale est en train d’obstruer les entrées d’air indispensable au refroidissement du moteur.

La surchauffe ainsi générée excite un voyant d’alerte qui vient illuminer mon tableau de bord. Je néglige cet avertissement et continue ma purée maison.

Ce qui devait arriver arriva, j’ai de moins en moins de pêche sous le pied et de la fumée blanche commence à sortir du capot du Goliath. Je trouve rapidement une sortie de secours.

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Avec la hauteur du camion, je devrai pouvoir accéder au premier étage sans encombre. J’ai maintenant un bip frénétique et incessant dans le camion, le moteur me lâche dans un panache de fumée opaque.

Avec l’élan que j’ai, j’arrive non loin de ma porte d’entrée. Je sors du camion pour monter sur le toit. Je m’élance pour arriver sans encombre sur le balcon du premier étage. Je regarde une dernière fois mon Goliath, il est en train de bruler.

Il était temps pour moi de le quitter. Je casse une vitre et pénètre dans le supermarché par les bureaux de l’étage.Tandis qu’à l’extérieur, mon Goliath s’est transformé pour l’occasion en barbecue géant, une odeur de chair brulée et pourrie inonde le quartier.

Dans le bureau où je suis, tout est étrangement calme. Pas d’électricité donc pas de lumière. Pourtant les rayons de soleil pénètrent à travers les stores alu poussiéreux. On dirait que l’atmosphère est découpée en tranches lumineuses et sombres.

Des ombres s’étirent non loin de l’ascenseur et se dirigent vers moi. Ils sont bien trop nombreux, je sens déjà le plan galère 2000, je me déplace furtivement vers une armoire et me cache dedans.

Par chance pour moi il y a une grille sur la face avant, je peux ainsi jauger mes ennemis sans être vu.La mini horde se déplace vers mon point de chute, probablement attiré par le bruit, les flammes et très certainement l’odeur de leurs petits copains en train de cuire.

J’étouffe un rire lorsque le premier qui arrive ne s’arrête pas et tombe sur le parking, bientôt suivi par les autres.

C’est tout simplement parfait ils vont tous y passer, ça me fera de l’air pour continuer mes recherches.

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Mon sixième sens est en alerte, il va se passer quelque chose dans l’immédiat. Cependant je n’arrive pas à mettre une image dessus. Soudain, un visage décomposé surgit devant moi. Il hume l’air, râle et commence à vouloir ouvrir l’armoire.

Je n’ai pas assez de place pour sortir ma machette. Derrière lui, ce qu’était la horde s’est de plus en plus réduit, il reste peu zeds. Il attrape la poignée dans un geste automatique, comme un rappel de sa vie passée, et commence à tirer dessus. La porte va s’ouvrir et je m’efforce d’attraper ce que je peux pour la retenir. Il ne reste que trois ou quatre zeds près de la fenêtre, c’est maintenant ou jamais.

Je lâche tout, je prends mon élan, du moins comme je peux dans cet endroit étriqué et j’élance mon pied contre la porte métallique. Le zed de l’autre côté fait un vol plané jusque sur le bureau derrière lui.

Je saisi mon arme et me jette sur lui pour terminer le travail avant qu’il ne se relève. Mais Ikéa avait déjà fait le travail : en tombant, le zombie s’est écrasé la tête sur l’angle pointu du bureau.

Je regarde rapidement autour de moi et tends l’oreille. Je ne vois que quelques ombres et des bruits gutturaux venant d’un peu partout. Il me faut vite foutre le camp d’ici. Je repère un panneau qui me réchauffe le cœur.

EXIT, c’est donc par-là que je vais partir. Je me dirige en courant vers la cage d’escalier.Arrivé à un angle de bureau deux zeds me font face, pris par mon élan je n’arriverai pas à les éviter.

Je fais une glissade, passe entre les deux, glisse sous le bureau devant moi pour ressortir de l’autre côté. Je prends à droite, puis à gauche, là encore des zeds sont en train de tendre les bras.

Je ne suis pas les restos du cœur. Je saute sur un bureau, prends appui dessus. Je pose un pied sur la tête d’un zed pour monter encore plus haut. Je passe par-dessus une foule.

J’arrive de l’autre cote, je ne regarde pas derrière moi, je n’ai ni le temps ni l’envie de savoir. Les escaliers ne sont plus très loin et je n’ai plus d’obstacle devant moi.

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Soudain, une espèce de géant boursoufflé de muscles fait son apparition, sort une massue en parpaing et tente de m’écraser la tête. Un pas chassé à droite pour l’éviter. Mais l’onde de choc est telle qu’elle m’envoie à plus de trois mètres de la zone d’impact.

Sous le poids de l’arme, le sol cède et, emporté par son instrument morbide, le géant finit un étage plus bas. Je m’agrippe à un bureau pour ne pas tomber. Je me remets vite sur pieds et me dirige vers les escaliers.

Il s’en est fallu de peu pour que je me transforme en pancake géant.Une fois dans la cage d’escalier, c’était prévisible, mais pas de lumière. Heureusement que j’ai pris avec moi une torche de l’armée avec un éclairage type Duracell, je n’ai peur de personne.

Bon ok, par contre elle ne dure que vingt minutes à pleine puissance. Mais après tout nous sommes dans un supermarché, je devrai bien pouvoir trouver des piles.

Troisieme Partie

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