[Histoire] DayZ – Rico

Rico

  • Type d’histoire : Fiction
  • Environnement : DayZ Mod

 

Je fais un rapide état des les lieux : je tâte mes jambes, j’ai beaucoup de chance, les deux balles de Rico me sont passées à travers. J’entends les bruits gutturaux des zombies envahir l’usine, mon sang doit les attirer.

Je prends ce qui reste de ma chemise carbonisée, je me fais deux garrots bien serrés pour arrêter le sang de couler.

Je tente de me relever,  mes jambes flageolent et je m’écroule à genoux. J’ai repéré une tente militaire lors de notre arrivée en ville, je vais me glisser jusque là-bas pour voir s’il y a des médicaments disponibles.

J’aurai bien besoin de morphine et de bandages.Je descends d’un étage, je me fige de terreur, il y a déjà une bonne dizaine de zombies à l’intérieur du bâtiment, ils sont en train de déambuler.

Je n’ai même pas le temps de faire demi-tour que l’un d’eux me prend en chasse. Je remonte tant bien que mal, une main froide et décharnée m’agrippe le pied. Je serre les dents et je lui mets un coup de pied dans la tête. 

Ça le fais lâcher prise un court instant. Juste ce qu’il me faut pour sortir de là.Je ne vais pas avoir trente-six solutions pour sortir de là, je grimpe encore un étage.

La chance me sourit enfin, c’était une usine de recyclage et en face de moi, je vois une espèce de convoyeur qui relie le rez-de-chaussée à l’étage.

Du coup ça me fait un grand toboggan, je me retourne pour voir où en sont mes agresseurs, je repère le premier avec la marque le ma chaussure sur le front, il est suivi par une dizaine d’autres brutes.

Je serre encore les dents, je me lève et je me mets à courir vers cette machine, ça me fait un mal de chien, mes deux garrots sont en train de lâcher, je perds de plus en plus de sang, mais je n’ai pas le choix, je dois arriver là-bas avant eux.

Je ne suis plus qu’à cinq mètres environ de mon point d’extraction quand je percute une machine que ne j’avais pas vue dans l’obscurité. Je perds l’équilibre, je tente le tout pour le tout, avec l’élan je me jette dans la direction du convoyeur.

Me voila en train de glisser sur une bonne vingtaine de mètres. J’essaye de garder tant bien que mal le cap pour ne pas tomber de la machine car la chute me serait fatale. Apres une minute de descente, je jette un œil derrière moi pour vérifier si mes agresseurs sont toujours à mes trousses.

Je suis rassuré de ne voir personne d’autre que moi de partant pour un tour de toboggan.Je me dirige ensuite vers les tentes médicales aperçues plus tôt le matin, la nuit commence à tomber, c’est ma chance, la nuit tous les murs sont gris, moi y compris.

Du coup je passerai bien plus inaperçu. Mon objectif principal est simple : me soigner et partir le plus vite possible au camp pour sortir Jill des mains de Rico.

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Me voila devant les tentes, je fais un rapide checkup, j’ai du sang plein les pantalons, je n’ai plus de garrot, et j’ai horriblement mal. Je rentre dans la première tente, je ne trouve rien de plus que des cadavres refroidis de militaires.

J’en attrape un qui a le même gabarit que moi et  je lui prends ses habits. Dans la tente suivante, je trouve un carton de médicaments, il y a des antibiotiques, une dizaine de poches de sang, des bandages et de l’alcool médical.

Je me fais deux beaux pansements et je prends le nécessaire pour m’en refaire d’autres.  Dans la dernière tente, je trouve un homme habillé en blouse maculée de sang, il me tourne le dos et regarde un tas de cadavres. Je lance un

  • hey ho … vous pouvez m’aider ?

il ne bouge pas. Je m’approche de lui, je lui mets la main sur l’épaule… Je n’ai pas le temps de lui dire une seconde phrase qu’il se retourne, son visage est complètement mangé, des vers grouillent, il se jette sur moi pour me bouffer la carotide.

J’ai juste le temps d’esquiver sa première attaque de mâchoire, qu’il réitère. Cette seconde est arrêtée net par ma lampe torche, je n’ai trouvé que ça à lui mettre sous la dent.

Je repère dans sa blouse un stylet de morphine, j’ai vraiment besoin de ça, il va falloir que je me débarrasse de ce médecin peu qualifié dans la chirurgie faciale.

Je prends mon courage à deux mains, je lui mets mes deux pouces dans les yeux et fais le même geste que l’on fait pour casser des œufs.

Ici c’est nettement plus dur, mais je mets toute la force nécessaire, j’entends petit à petit son crane céder sous la pression de mes doigts, un terrible craquement a lieu et je me prends une gerbe de sang dessus.

Je me dégage vite fait et prends la morphine, je le fouille et par chance je trouve également du Valium et des antibiotiques. Je me fais un beau cocktail avec tout ça, ce qui fini par me remettre sur pieds définitivement.

Maintenant je fais le point sur mon état, j’ai mal mais c’est très largement supportable, j’ai changé de vêtement, j’ai même trouvé un pare-balles kevlar, j’ai pris ma dose de médoc pour l’année à venir. 

Il me faut trouver un moyen de locomotion, je vais allez voir en ville si je trouve quelque chose.

Voilà maintenant 10 minutes que je fuis, je longe les murs, j’arrive à éviter les hordes. Il faut que je trouve un véhicule, je tente de me frayer un chemin jusqu’au supermarché pour trouver de la bouffe.

Arrivé à une dizaine de mètres de l’entrée, je scrute vite fait les lieux, je vois des phares arriver au loin. Une moto vient de pointer le bout de son nez. Je me tapis dans l’ombre et j’observe la scène.

Un motard vient d’arriver en roue libre jusqu’au parking pour éviter de faire du bruit. Un type en descend, je vois qu’il prend les clés. Il me les faut si je veux partir ave, je ne sais pas si c’est un ami ou un ennemi et je ne vais pas avoir trop le temps de discuter avec lui.

Il vient de rentrer par l’avant et commence à remplir son sac. J’en profite pour faire le tour et renter par derrière. Nous voilà tous les deux à l’intérieur du bâtiment, je reste dans l’ombre, je cherche une arme, je n’ai d’autre choix que de prendre une hache de pompier.

Je déloge discrètement l’arme de sa boite, je me mets en position et j’attends que le pillard pointe le bout de son nez à l’angle du mur.Je l’entends arriver, je sens le stress monter, je suis prêt.

Une odeur dérangeante fait son apparition, à vrai dire ça fait un moment que ça pue, mais là c’est pire, un courant d’air fétide. Je me retourne pour vérifier les lieux. Je viens de percuter qu’il y a un cadavre, dans l’arrière-boutique, le problème c’est qu’il est en train de se relever.

Le pillard fait beaucoup de bruit, c’est certainement à cause de ça que le sauvage se diriger vers lui.

J’entends le pillard dire

  • merde j’ai plus de place dans mon sac, je me casse je reviendrai peut être !

Je n’ai pas le choix il faut que je fasse vite, très vite :

  • Aidez-moi !
  • Qui est là ? demande le pillard
  • Au secours ! Venez m’aider !

J’entends le pillard venir dans le couloir, je me prépare et à l’aveugle je lance ma hache dans l’angle du couloir, j’y mets toute la force que je peux dedans. Un bruit sourd se fait entendre, du sang gicle sur les murs.

Je regarde le point d’impact, la hache a terminé sa course dans le cou du pillard, il tombe à terre telle une poupée de chiffon.Je me jette sur lui pour le fouiller, tout ce bruit a excité le zombie derrière moi, il commence à baver et à hurler.

Je me dépêche de faire les poches du mort, par chance je trouve rapidement les clés. Je pose mon pied sur la tête de la victime, je tire sur ma hache pour la sortir de son cou.

Le zombie n’est plus qu’à environ cinq mètres de moi, il faut que je m’en débarrasse aussi.Je tire de toutes mes forces, le cou fini par céder, avec l’élan la pointe de la hache termine sa course dans la tempe du zombie, un sacré coup de chance.

Je la lâche et je me dirige vers la moto. Je regarde les sacoches qui y sont accrochées. Il y a dedans de quoi me rassasier, un Glock 17 et 6 chargeurs.

Parfait je suis maintenant équipé et je vais me diriger vers le camp de la Team Sapin. J’espère arriver avant Rico ! Je sors de la ville avec une horde qui me pourchasse, mais heureusement le phare fonctionne et la route est dégagée, je peux donc mettre les gaz en direction du camp.

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Apres une quinzaine de minutes de route j’arrive non loin du camp. Normalement des snipers sont embusqués pour surveiller l’entrée du camp. Je fais une sorte de code avec mes phares pour montrer que je sais, en retour j’ai une lumière qui me fait signe.

Je me dirige à toute vitesse dessus, j’annonce le problème qui est en route.Nous décidons de tendre une embuscade, notre mission c’est de tuer tout le groupe qui arrive, parmi eux le chef et, à mon avis, une bonne partie du gang.

Mes amis se planquent dans les buissons, j’allume le feu de camp, je lance une torche rouge, c’est pour indiquer à Jill que nous savons et que nous sommes prêt.Quelques minutes plus tard, j’entends des véhicules arriver au camp.

Rico descend avec Jill en bouclier, derrière lui six bandits. Armé de fusils et de pistolets ils s’approchent du feu de camp dans ma direction. Ils ne sont pas très intelligents car aucun d’eux ne se mets en position ou tente de me contourner.

Ils arrivent la bouche en coeur. Rico me lance :

  • J’en étais sûr, elle nous a promené depuis 1h ta copine

Il lâche Jill et lui met un grand coup de crosse dans le dos, Jill s’écroule en étouffant un bruit de douleur.

  • JILL !!!, t’es un vrai conard Rico

Rico :

  • Lève les mains abruti, tu nous as devancé et du coup tout le monde s’est barré

Je ne peux contenir un large sourire :

  • Tout juste mec

J’ai en face de moi, sept hommes complètement à découvert, je n’ai pas d’arme mais les embusqués oui. Rico me pointe de son fusil et me dit :

  • Je vais te faire la peau, et cette fois je ne te laisserai pas en vie !
  • Attend mec, avant que tu me tue, j’aimerai te faire un tour de magie… 
  • Ouais si tu veux, c’est con comme dernière volonté
  • Regarde derrière toi, tu vois tes gars ?

Rico se retourne et acquiesce. Rico me regarde droit dans les yeux, je prends un stick light bleu :

  • Ouvre tes esgourdes et tes mirettes…

Je craque la lumière et je couvre les silencieux des embusqués :

  • ABRACADABRA !

Les six bandits tombent au sol sans un bruit.

  • … et voilà ! Maintenant tu es tout seul !

Rico se retourne, je ne lui laisse pas le temps de réfléchir, je me mets à courir dans sa direction, j’appelle :

  • JILL, JILL, j’ai besoin de toi !

Jill se mets sur le dos, me sort un couteau de sa botte, et le jette en l’air. Rico m’entend et se retourne vers moi, j’attrape le couteau de Jill et je le lance sur Rico. Je touche le bras avec lequel il tient son arme. Sous la douleur Rico la lâche, je termine ma course en face de lui, son fusil n’a même pas le temps de toucher le sol que je l’attrape et je termine avec le canon sur sa tête.

  • Ton règne est terminé CONARD !

Rico n’a pas le temps de dire quoi que ce soit, j’appuie sur la gâchette, sa tête vole en éclats. Le silence revient dans la plaine. Je me retourne vers Jill.

  • Merci poulette !
  • De rien mec, tu peux m’aider à me relever ?
  • Oui bien sûr

Je relève Jill et j’annonce aux embusqués que c’est terminé. Maintenant que nous avons une moto, nous allons pouvoir nous rapprocher de la cote. Suite à cet incident avec les bandits, l’équipe de snipers se repose autour d’un feu de camp.

Demain sera une journée bien plus difficile. Est-ce que la cote est pleine de bateaux de guerre ou est-ce que c’est la mort qui rode. Nous ne tarderons pas de le savoir !

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