Le Manic Shooter

Le Manic Shooter


Chez GameOverBlog, on aime bien les Shump !!

Du coup, on s’est dit que ça serait pas mal de faire un petit dossier sur les Manic Shooter pour montrer un peu ce qu’il se faisait il y a quelques années en arcade.

 

Raiden : sortie en 1990, jeu sur un scrolling vertical, jouable à deux joueurs simultanés fait par Seibu Kaihatsu. Qu’est ce qui caractérise ce jeu pour une génération de joueurs, c’est principalement sa relative difficulté mais qui n’apparait jamais frustrante ni insurmontable.

Il demande pas mal de réflexes vu que les ennemis tirent juste et rapidement, ce qui oblige un peu le joueur a apprendre par cœur les niveaux pour en connaitre les paternes et ainsi avancer plus tranquillement.

Graphiquement, le jeu n’est ni beau ni moche pour l’époque, il offre cependant pas mal de petits détails dans les niveaux pour donner de la vie aux maps et on retrouve un peu tous les poncifs du genre des shoot em up, à savoir des niveaux se jouant dans les villes, les campagnes, la mer, l’espace, rien de bien extraordinaire sur ce point.

Le game play est assez basique, c’est du classique, on a un tir en éventail ou un gros frontal avec 8 niveaux de puissance et c’est tout niveau armes, juste deux, que l’on peut uppgrader cependant par des missiles autoguidés ou perforant, plus l’inévitable grosse bombe qui blaste bien.

On a aussi une zone de jeu qui est un peu plus large que l’écran, ce qui permet de déplacer l’écran vers la droite et la gauche pour agrandir un peu la zone de jeu de quelques centimètres.

Bilan : Le jeu est assez court, une fois les niveaux bien en tête mais il mérite sa place dans cette présentation car ce shoot est vraiment attachant pour peu que l’on ne s’attarde pas trop sur son challenge et vous y reviendrez bien souvent.

 

Gunbird : sortie en 1994, par le studio Psikyo.

Ce qui frappe instantanément en lançant ce jeu, c’est le bon technique entre ce jeu et Raiden. Que ce soit en terme de graphisme ou d’animation, Gunbird est un shoot très varié, avec une foulititude de détails , de profondeurs.

Idem côté son, la musique est dans le ton, sans être trop intrusive. Côté gameplay, on nous demande de choisir parmi 5 personnages pour partir à la recherche des pièces d’un miroir magique.

Bon niveau scénario, on a connu largement mieux, mais ceci n’est qu’un prétexte à un bon défouloir en règle.

La petite différence de ce jeu est que notre quête au miroir est également faite par une équipe de Pirate contrôlé par l’IA, ce qui engendre par ci par là des petites saynètes bien dans l’esprit manga et plutôt comique.

Ai niveau de la durée de vie, celle-ci est prolongée par les différents perso, qui n’ont pas la même histoire et les possibilités de choisir différentes fin, une fois le dernier boss vaincu, ce qui vous offre une certaine replay value.

 

Strikers 1945 : sortie en 1995 et développé par Psikyo, studio qui apportera beaucoup au Manic Shooter dans les années 90 / 2000 avec de nombreux titres. Le jeu prend place dans la seconde guerre mondiale, sur 8 niveaux le tout sur une progression assez fun.

Principalement sur les boss, qui ont tous la manie de se transformer en mechas lors de leur ultime phase. Ce qui tranche avec la période choisie dans le jeu.Graphiquement, là on voit que l’on passe un palier par rapport à Raiden, les graphismes sont d’une précision chirurgicale pour l’époque, des sprites fins et détaillés, et assez imposant pour ce qui est des boss.

Les musiques et les bruitages sont dans la même veine, propre.Le game play : Le joueur peut choisir parmi 6 avions, différents par leur armement (tir simple, tir secondaire, tir « en formation » et l’’inévitable mega bombe), d’une puissance assez inégale (le BF109 est à mon sens de loin le meilleur).

Le gameplay est excellent, similaire à celui de la série des 1900 (1941, 1942, 1943 Kai pour ne citer que les plus connus) et la difficulté élevée sans être insurmontable donne un jeu aussi sympa à jouer qu’intéressant au niveau challenge.

 

Dodonpachi : sortie en 1997 et créer par le très talentueux studio Cave, Dodonpachi est sans nul doute le porte drapeau du Manic Shooter.

Dès le départ, vous avez le choix entre 3 vaisseaux et deux types d’armement : le bleu est dispose d’un tir frontal élargi en éventail mais d’un laser plus faible que les autres, il est plutôt destiné au débutant, le rouge, favori des core gamer a un tir frontal étroit mais un laser bien bourrin, et enfin l’hélico vert est un mix des deux niveaux équilibrage avec en plus deux petits modules qui tires dans la direction vers laquelle penche le vaisseau en déplacement.

Graphiquement, le jeu est sublime, les décors regorgent de détail, ça pète de partout !! l’ambiance sonore joue des thèmes assez rock, les bruitages de leur coté sont bourrins.

Doté de seulement 6 niveaux, mais tous d’une densité incroyable, ce sont des tonnes d’ennemis qui vous envoient des boulettes à profusion. Le jeu offre une précision chirurgicale, technique et très fun, un exellent shoot !!!

 

Giga Wing : sortie en 1999 et fait par les gars de Takumi pour le compte de Capcom, ce manic pose les bases d’une variante, à savoir un l’ajout d’un bouclier, que Takumi réutilisera dans d’autres jeux, notamment la suite de Giga Wing ou encore Mars Matrix.

Au départ, on vous propose de choisir 4 pilotes au look très manga, qui ont chacun leur vaisseau particulier, la seule différence venant de l’arme secondaire et de la puissance du tir frontal.

Comme on le disait précédemment, Giga Wing introduit un nouvel élément game play qui est une sorte de bouclier rendant votre vaisseau invulnérable pendant un laps de temps et surtout qui offre la possibilité d’absorber les boulletes roses de vos ennemis en les renvoyant ensuite sur eux.

Tout le game play est posé là-dessus. Sinon graphiquement le jeu en met plein la vue, c’est beau c’est propre, coté son idem, c’est du tout bon. Niveau scénar, rien de bien folichon mais on a une histoire qui a un fil continue ponctué par de nombreuses cutscenes tout au long du jeu.

 

Progear : sortie en 2001, on vous propose ce jeu qui à l’instar des autres de ce dossier, ce jeu sur un scrolling horizontal. Dév par Capcom, ce jeu est d’une beauté à tomber par terre dans un style rétro cartoon qui n’est pas sans rappeler la pate graphique d’un Metal Slug.

Ce qui frappe aussi, c’est la taille démesuré des sprites et des boss tout en étant ultra détaillé qui vous arrose de boulettes comme jamais.

Là où le jeu innove, c’est dans les tirs des ennemis : en effet les boulettes ont des trajectoires courbes, à changement de vitesse successifs, à fragmentation, à effet de pesanteur, etc… ce qui pour l’époque était totalement révolutionnaire.

Et c’est de là que vient le challenge assez corsé de ce jeu.Au niveau game play, seulement 2 avions sont sélectionnables, ils définissent le type de tir principal (concentré ou évasé, classique…).

Le choix du co-pilote lui détermine le tir secondaire activé en cas de pression prolongée du tir : on passe alors la main au co-pilote, qui vise les ennemis avec son module et a pour effets de ralentir franchement l’avion et d’attirer à lui tous les bonus présents à l’écran au moment de l’activation du tir.

Il faut donc jongler en permanence entre les 2 tirs pour raffler un max de bonus. Les différents co-pilotes proposant 3 tirs un peu différents (tir direct, rebondissant…) et le passage entre les 2 modes de tirs résumant à peu près la subtilité du gameplay.

Au final ce jeu se veut bien bourrin, offre un rendu graphique magnifique et un challenge assez corsé.